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Projet d'établissement

Projet d’établissement 2018/2023

Comment faire progresser nos élèves de manière collective et individuellement ?

Des références :

  • le Projet Educatif Vincentien
  • le Projet Educatif de l’école (actualisé en 2006)
  • la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école du 8 juillet 2013
  • le décret du 31 mars 2015 relatif au socle commun de connaissances, de compétences et de culture
  • les programmes de 2020
  • l’arrêté du 9 novembre 2015 sur les horaires d’enseignement des écoles maternelles et élémentaires
  • la circulaire du 10 mai 2017 relative au développement de l’éducation artistique et culturelle
  • la circulaire du 6 février 2013 relative à l’organisation des Activités Pédagogiques Complémentaires
  • les résolutions des Assises de l’Enseignement Catholique (changer de regard pour faire grandir la personne).
  • le projet d’orientations diocésaines pour l’accueil des différences
  • nos projets d’établissement précédents sur « la différenciation pédagogique, les classes de cycle, et la mise en place de Cahiers de réussite pour l’évaluation des acquis. »

État des lieux

  • Notre école compte actuellement 300 élèves répartis sur 13 classes dont une ULIS, RA et UP2A.
  • Le niveau des élèves est très hétérogène : il va de l’accueil d’élèves à besoins particuliers et/ou en difficulté scolaire jusqu’à l’accueil des élèves à haut potentiel.
  • Dans le domaine péri-éducatif, cohérence avec les actions conduites pendant le temps scolaire.
  • Utilisation d’un « cahier de réussites » qui suit l’enfant tout au long de l’école primaire.
  • Ce dossier regroupe les compétences à acquérir pour chaque cycle. Chaque élève coche ou colorie les vignettes au fur et à mesure de ses réussites. Ce cahier permet une analyse précise des acquisitions de l’enfant et de ses besoins. Il permet également à l’enseignant de recentrer sa pédagogie afin d’apporter une aide plus efficace.

Nos réflexions

En 1989, la loi d’orientation sur l’éducation a mis en place les cycles à l’école primaire (maternelle et élémentaire). Il ne s’agit plus de passer en revue « mécaniquement » des programmes, comme si l’on s’adressait à une classe d’élèves moyens imaginaires identiques (dont on sait qu’ils n’existent pas) mais de tenir compte du niveau et du rythme d’apprentissage de chaque élève. Dans cette logique, le redoublement en tant que « reprise à l’identique du programme de l’année précédente », n’a plus lieu d’être.

Un élève de cycle 2 ou de cycle 3 bénéficie de trois ans, en moyenne, pour réaliser les apprentissages d’un cycle (ce qui correspond au découpage traditionnel CP-CE1 et CE2/CM1 et CM2). S’il les a réalisés plus tôt, il peut, par exemple en cycle 3, passer au collège au bout de deux ans (sans avoir rien manqué des programmes, à la différence d’un saut de classe). Si les apprentissages lui prennent plus de temps, il peut bénéficier d’une troisième année de cycle 3, en poursuivant son travail à l’endroit où il en est, mais sans refaire tout ce qu’il maîtrise déjà de l’année précédente.

Du point de vue de l’école, les classes de cycle permettent aux enseignants d’établir des classes équilibrées (en séparant des élèves qui ne s’entendent pas, par exemple), de gérer les variations d’effectifs (46 CP, 48 CE1, 50 CE2…) et de ne pas déstabiliser l’effectif d’une classe si, en cours d’année, 4 élèves du même âge arrivent dans l’école (ils sont alors répartis équitablement auprès de différents enseignants).

Du point de vue de la classe, le renouvellement partiel des effectifs, les élèves connaissant déjà les outils et le fonctionnement, facilite le redémarrage en début d’année. Élèves ou enseignants, lorsqu’ils continuent dans la même classe, gagnent ainsi du temps car ils se connaissent déjà (relations, niveau, attentes, habitudes de travail …). Dans la cour de récréation, on n’assiste plus au phénomène répandu des classes de grands qui « jouent aux chefs » et s’approprient certaines zones de jeux au détriment des plus jeunes.

Du point de vue de l’élève, la présence de camarades d’âges différents dans la même classe réduit les rivalités (il est moins nécessaire de se « mesurer aux autres » quand on les sait suffisamment différents de nous). Les plus jeunes peuvent bénéficier, outre l’aide de l’enseignant, du tutorat d’élèves plus grands. Dans les années qui suivront, ils seront incités à aider à leur tour des camarades (et l’on sait que le fait d’expliquer une notion à quelqu’un renforce grandement la compréhension que l’on a de ce savoir).

Chacun est donc amené à s’enrichir en tenant différents rôles dans la classe (ce qui est nettement plus difficile à obtenir lorsqu’un groupe d’élèves du même âge ne change pas tout au long de sa scolarité). La présence de niveaux différents permet de réviser sereinement certaines notions qui n’auraient pas bien été comprises et de se familiariser avec celles qui seront vues plus tard. Chacun peut avancer à son rythme dans ses apprentissages. Lorsqu’ils iront au collège, les « petits sixièmes » retrouveront d’anciens camarades qui seront en cinquième et en quatrième, ce qui, d’après les témoignages reçus, facilitera nettement leur intégration.

Bilan des projets précédents

Au niveau des pratiques pédagogiques il existe une réelle harmonie : les enseignants travaillent en équipes de cycle, élaborent ensemble les progressions, programmations, séquences et font également de la co-intervention dans les classes.

La notion de « classe » commence à disparaitre au profit de la notion de cycle. Le pôle enseignant de chaque cycle constitue des groupes selon les compétences à faire acquérir aux élèves.

La répartition des élèves en classes de cycle a permis l’amélioration du suivi des élèves en difficulté.

L’utilisation des cahiers de réussite a également permis aux élèves de conserver l’estime de soi et « désacraliser » l’évaluation des acquis.

L’inclusion des élèves d’ULIS dans les classes se fait sur de nombreuses activités : activités sportives, artistiques, culturelles, pastorales, questionner le monde, mathématiques, APC…

Des objectifs

Objectif général

  • offrir à chaque élève des chances égales de réussite.

Objectifs opérationnels :

  • rendre chaque enfant autonome en lui permettant d’acquérir des méthodes de travail
  • établir une continuité pédagogique du cycle 1 au cycle 3
  • mettre en place une pédagogie centrée sur l’enfant qui lui permette de savoir où il en est, que ce soit par rapport à ses connaissances et/ou compétences ou par rapport à ce que l’on attend de lui
  • mettre en place une pédagogie qui prenne en compte les différences existant entre les enfants et qui permette à tous de progresser
  • se donner des moyens pour s’occuper encore plus efficacement des enfants en difficulté

Priorités pour les cinq ans à venir :

 

3 AXES :

AXE 1

  • Amélioration des résultats de tous les élèves

AXE 2

  • Prise en charge de la difficulté scolaire en améliorant le repérage et le suivi des élèves en difficulté

AXE 3

  • Ouverture sur l’éducation culturelle, artistique, sportive et humaniste